Matière à recycler de disponible – Marché secondaire où te caches-tu?

Ces dernières années la terre a tremblée plus d’une fois dans le monde du recyclage et de la valorisation des déchets. C’est comme si soudainement, plus personne ne voulait acheter de la matière première recyclable. Plus rien ne se vends, aucune demande ne nous viens excepter des offres à nous vendre du stock!

On a beau appelez tous les acheteurs, brokers, les « pedlers », les « brasseux », rien à faire leurs réseaux sont fermés. Tant qu’il y a de la demande c’est tranquille du côté de la prévention et de l’amélioration continue de la qualité. Personne ne pose de questions car les inventaires tournent. Mais dès qu’il y a une baisse de la demande…C’est comme si plus aucun marché n’existait.

Il faut comprendre que développer des marchés est un art et lorsque les agents et  broker ont passé à travers leurs  2-3 acheteurs, là s’arrête les opportunités. À partir de ce moment, le broker va appeler les autres brokers du coin et cela va finir que toute la gang s’offre le même stock et ça tourne en rond.

Depuis 1996, je me spécialise dans les solutions et alternatives à l’enfouissement par les 3R. Je ne détiens pas la vérité loin de là, mais mon expérience dans le développement de marchés  confirme qu’il y a toujours espoir; même si les prix diminues.

Le développement de marché des matières recyclables est devenu un must pour faire ce travail. Mes matières je les ai toujours prises localement; ici au Québec. Je considère qu’il y a assez de matière ici pour mon business.

J’ai vendu ces matières sur tous les continents, excepté l’Australie. J’ai aussi le privilège d’aller à la rencontre de mes acheteurs en Chine, Brésil, Inde, Europe, Mexique mais surtout j’aime bien trouver un acheteur ici au Québec ou aux États-Unis. Plus c’est proche, moins il y a d’impact sur l’environnement et j’aide le maintien de l’emploi ici.

La matière je l’ai prise soit déjà emballée ou j’ai travaillé à la détourner de l’enfouissement. Depuis 2011 j’ai détourné de l’enfouissement du plastique, du bois, du carton, du caoutchouc, etc. pour des quantités de plusieurs millions de kilo et je ça se poursuit. Donc, j’ai réalisé un travail intense pour trouver un marché, mais j’ai surtout travaillé avec les générateurs pour mettre en place un système de récupération à la source afin d’optimiser sur la qualité de la matière. Comme la matière est de première qualité, les acheteurs sont plus proches de la maison et paye un prix juste.

Cela résulte en des économies substantielles et récurrentes sans oublier certains nouveaux revenus jusque-là jamais imaginé par les générateurs. Donc, par cette démarche le « Green Fence » a peu d’impact; voir aucun impact sur le ou les marchés développés.

On ne se le cachera pas, lorsque le ciel tombe sur la tête du monde du recyclage, les matières contaminées sont les premières à être pénalisées. Les centres de tri sont les premiers touchés. Les tas s’accumulent jusqu’à ce qu’un gentil samaritain passe par là et propose de ramasser une partie des tas. Parfois il peut se passer quelques jours, semaines voir quelques mois.

Au moment présent, avec le « Green Fence », les matières contaminées ou « low grade » s’accumulent sur les tas. Plus personne n’en veut ou presque. Mais voyons voir comment cela est arrivé en quelques mots.

La Chine met un stop soudainement. Les portes des ports chinois se ferment. Plus questions de faire entrer des matières qui viendront encore contaminer et polluer le pays. Donc, comme les Chinois mènent le monde de la transformation de matière première, ils se consultent et prennent position!

Tous les conteneurs pris aux ports, sont détournés et se rendant tout autour de la Chine. Le tout confié à des sous-traitants. Puis pendant ce temps, les matières s’accumuleront sur l’ensemble de la terre et dès qu’il y aura espoir, les Chinois achèteront pour pratiquement rien!

Une chose que j’ai apprise et qui est revenu à toutes mes rencontres. LA QUALITÉ de ton stock ça ressemble à quoi? Que ce soit ici au Québec, en Chine ou au Brésil; même en Inde, la qualité ouvre les portes des marchés alors que les matières mixtes et contaminées ferment les portes.

Pourquoi je suis encore en affaires? Je crois que je le dois à mon observation des premiers jours à vendre de la matière recyclable de première qualité. Que ce soit du post-industriel ou u de la matière première triée à la source.

Apprenez certaines règles et suivez-les scrupuleusement pour améliorer les chances de vendre vos matières :

  1. Trier, trier et trier, séparer avec efficacité et trier à la source le plus possible
  2. Garder au secs; vos matières (l’humidité ferment la plupart des marchés)
  3. L’emballage et le poids sont très importants pour faciliter la manutention et le transport
  4. Faites appel à des spécialistes du développement de marchés et des consultants pour la valorisation optimal de vos rejets / matières
  5. Cognez à la porte de vos élus et ressources gouvernementales pour trouver des solutions. Ce n’est plus une question de chacun dans sa cour mais plutôt de prendre des décisions conscientes pour l’avancement du Développement Durable dans la Société Québécoise

Yves Noel, Enviroplast

Publié dans Développement durable ici et ailleurs, Gestion des matières résiduelles

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