Défi : bannissement de l’enfouissement du papier en 2013 au Québec

Le Colloque sur la gestion des matières résiduelles du 6 octobre 2011 portait sur la thématique de l’interdiction des fibres dans les sites d’enfouissement en 2013.

Cette interdiction correspond à l’action 13 de la nouvelle politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles.

Selon Mme Sophie Lafrance de Recyc-Québec, pour le secteur des institutions, le taux de récupération est respectivement de 87 % pour le papier et de 57 % pour le carton.

Bien qu’à première vue cela peut paraitre compliqué pour les entreprises j’aimerais mettre à l’avant plan les opportunités pour les industries, commerces et institutions.

1- Mise en place de bureaux sans papiers dans les commerces et institutions: Commençons par une nuance… avec une réduction de l’utilisation du papier car le bureau sans papiers demeure difficilement atteignable. L’utilisation de papier dans les entreprises peut parfois atteindre 20 000 $ par année incluant les dépenses informatiques, un coût qui pourrait sûrement être investi dans des activités à valeur ajoutée. Il y a là une réelle opportunité de réduire ce poste de dépenses en pensant un bureau pour réduire l’utilisation de papier des imprimantes et photocopieurs. Dans la plupart des institutions et commerces, les employés ont, pour la plupart, accès à des ordinateurs et courriels. Ainsi, maximiser leur utilisation pour réduire le papier ne requiert pratiquement pas d’investissement. Une suggestion évidente, serait de relocaliser les imprimantes et d’en réduire leur nombre. Il faut penser aux gains … moins de soutien du département informatique, moins de bris, moins de matériel électronique en fin de vie et un accès moins facile aux employés, ce qui met un frein à l’utilisation du papier. Il faut accompagner cette démarche par de la formation et de l’accompagnement pour mieux utiliser les outils informatiques. Assurer une transition avec les employés plus anciens sera le défi. Pour démontrer l’opportunité, voici une étude de cas.

 

 

 

 

 

 

 

2- Pour l’industrie manufacturière, l’opportunité sera d’optimiser le cycle de vie des emballages. Leur coût est très élevé par rapport au produit. Tout particulièrement dans l’industrie alimentaire. Réduire les emballages de papier et carton lorsque c’est possible pourra améliorer la compétitivité. Pour réduire les emballages, on peut aussi envisager le réemploi. En encourageant le réemploi des emballages de carton, il est possible de réduire les coûts de collecte du recyclage et parfois même faire un revenu.

Président-directeur général et cofondateur de Second Cycle, s’intéresse depuis 2010 à l’adoption de l’économie circulaire afin d’obtenir des gains économiques et environnementaux en entreprise. Depuis la fondation de Second Cycle, l’entreprise réalise des mandats de service-conseil stratégiques et est impliquée à la mise en place sur une base annuelle à environ 80 succès liés à l’économie circulaire. Frédéric Bouchard est consultant, formateur, l’auteur du blog.secondcycle.net et a donné plus de 20 présentations et conférences sur l’économie circulaire. Frédéric détient un bac en Sciences Appliquées orienté pour le milieu industriel de l’École de Technologie Supérieure.

Publié dans Développement durable ici et ailleurs, Économie circulaire, Gestion des matières résiduelles

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