L'économie circulaire vecteur de développement économique

Par Second Cycle 23. avril 2014 08:00
Les exemples se multiplient dans le monde pour démontrer que le modèle appliqué d’économie circulaire est une solution aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux, comme en témoignent ceux réalisés en Allemagne, aux Pays-Bas et en Chine. Second Cycle souhaite vous présenter ici un exemple d’un parc éco-industriel chinois qui se rapproche de la réalité du Québec car basé sur l’industrie de l’aluminium, celui de Baotou, dans le district de Donghe, dont la réussite est très inspirante[i]. Mise en contexte : la Chine, aux prises avec de graves problèmes de pollution de l’air et de l’eau liés au développement économique effréné, a pris le taureau par les cornes depuis quelques années en instaurant, en autres mesures, une Loi sur la promotion de l’économie circulaire.  Voyons comment fonctionne le parc éco-industriel de Baotou. D’abord, l’entreprise Baolu, un groupe d’aluminium électrolytique (alliage d’aluminium), après avoir été achetée par le gouvernement du District de Donghe suite à des difficultés financières, s’est résolument engagée dans la voie de l’écologie industrielle et de la synergie des sous-produits. Voici un schéma qui illustre bien les symbioses qui s’y sont installées depuis. Comme on peut le voir dans le schéma, ce parc industriel fonctionne en boucle fermée. Tous les résidus de production sont récupérés et réutilisés. Même les cendres volantes de la centrale au charbon servent de matière première à l’usine de matériaux de construction. Les eaux usées, après traitement, sont réutilisées à 95 %. La cogénération de la centrale au charbon permet d’alimenter à la fois les usines en électricité et les résidences du District en chaleur. Les usines de profilé, de tôlage et de laminage utilisent directement l’aluminium en fusion qui sort de l’aluminerie. L’usine de production de moyeux (boîte de vitesse) utilise directement l’aluminium liquide, évitant ainsi la refonte des barres d’aluminium. En somme, l’économie de marché ayant mené à un développement anarchique du territoire, des fermetures d’usines et une pollution monstre, la région s’est prise en main en appliquant le principe d’économie circulaire et détient désormais un des meilleurs bilans de développement durable de la Chine. Est-ce que ce modèle pourrait s’implanter au Québec de façon similaire pour favoriser le développement d’entreprises secondaire et tertiaire, et ainsi assurer la transformation des ressources sur place? La volonté du gouvernement d’attirer des entreprises de transformation des ressources issues du Québec pourrait passer par ce mode de développement économique circulaire, ce qui cadre parfaitement avec l’objectif national de développer le Québec de façon durable. [i] XIAOHONG, Fan. L’économie circulaire en Chine, Université de technologie de Troyes, thèse de doctorat, 2008, 340 p.
 

Accepteriez-vous de réemployer des sols décontaminés?

Par Second Cycle 17. mars 2014 09:00
Qui n’a pas remarqué tous ces terrains et bâtiments abandonnés en plein centre-ville, qui accueillaient auparavant un garage ou une station-service? Visiblement, ils sont difficiles à vendre, car pour certains, cela fait des années que les pissenlits ont percé le bitume! Pour un promoteur, la raison est simple : il faut restaurer un terrain contaminé lorsque l’on veut construire de nouveaux bâtiments. Et la décontamination, ça coûte cher. Politiques environnementales obligent, un promoteur devra attendre que le projet soit économiquement viable en tenant compte de la décontamination.  Que ferons-nous avec les sols traités suite à l'accident de Lac Mégantic? Lors d’un événement comme Lac Mégantic, la problématique augmente étant donné les quantités de sols à décontaminer. Une fois que les sols ont été décontaminés, qu’en fait-on ? Est-ce que l’on pourrait leur trouver une nouvelle vie? Et pour les réutiliser, qui en voudra bien? Le seul terme « contaminé » fait peur à bien des gens. Des milliers de tonnes de sols contaminés excavés chaque année prennent la route des dépotoirs. Les sols décontaminés de grade B-C peuvent être reconnus comme recouvrement journalier des déchets. Bien entendu, il en faut du matériau de recouvrement, car au Québec, malgré les beaux discours et les véritables efforts consentis à la gestion des matières résiduelles, on n’a pas fini d’enfouir. Ne pourrait-on pas faire une meilleure utilisation de ces sols traités? Et pour les autres sols contaminés tels que les sols faiblement contaminés (A-B), où sont-ils envoyés? Sont-ils bien éliminés dans des lieux autorisés? En parlant avec les acteurs du milieu du traitement des sols, bien qu’ils soient convaincus que les sols traités sont réutilisables, ils se butent à un problème de perception lorsque vient l’opportunité de promouvoir le réemploi tout en respectant la réglementation en place. Par exemple, les sols faiblement contaminés sont dits de grade résidentiel, alors, pourquoi ne pas leur donner une seconde vie?    Selon un essai de maîtrise présenté par Karine Plante, une étudiante en environnement de l’Université de Sherbrooke, il existe plusieurs options pour valoriser ces sols décontaminés, dont l’utilisation sur le site d’origine ou sur un site différent (ex : remblayage ou fabrication de talus) l’utilisation dans la mise en place des assises d’infrastructures routières ou des fondations de bâtiments (fabrication de matériaux géotechniques), l’incorporation des sols traités à l’asphalte, au béton, à la brique et au ciment, la fabrication de compost et le remblayage de carrières et mines, entres autres. Elle rappelle aussi que « certains centres ont développé des stratégies d’entreposage des sols traités, sols qui ne trouvent que trop peu souvent preneur parce que les préjugés à leur endroit sont très tenaces. » Du côté du gouvernement du Québec, des mesures incitatives ont été lancées, telles que Revi-Sols, un  programme de réhabilitation de terrains contaminés en milieu urbain (1998-2003) et Climat-Sol, qui prendra fin le 31 mars 2015. Mais cela n’aide en rien les entreprises de traitement à trouver des débouchés pour réemployer, recycler ou valoriser ces sols. Car, bien qu’il existe plusieurs solutions, comme d’incorporer les sols à de l’asphalte, de la brique ou du béton, ou qu’il soit possible de les composter et d’utiliser le compost dans certains aménagements paysagers ou en horticulture, le fond du problème reste le même : qui en voudra bien? Le Ministère des Transports du Québec (MTQ), les associations d’entrepreneurs en construction et autres acteurs importants ayant du poids dans les décisions d’utiliser tel ou tel matériau pour des grands projets de construction, devraient être sensibilisés au fait qu’il est possible, et surtout économique, d’utiliser des sols décontaminés entre A-B et B-C pour la fabrication de talus, de remblais ou pour du remplissage. Le MTQ étant le plus grand donneur de contrats du Québec, il devrait intégrer cette possibilité à même sa grille de critères pour l’octroi des contrats d’infrastructures routières. Le gouvernement du Québec pourrait aussi être conséquent avec sa Politique de gestion des matières résiduelles, laquelle entend favoriser le réemploi, le recyclage et la valorisation avant l’élimination, en favorisant le réemploi des sols décontaminés comme condition dans ses futurs grands chantiers.  Pour conclure! Du côté de l’Europe, la France vie une pénurie car le nombre de sablières est passé de 5000 à 3000. Ce déclin entraîne une augmentation du réemploi des sols.  Ce qui est une bonne nouvelle en soi car personne ne rêve d’habiter à proximité d’une carrière où sont extraits des milliers de tonnes de sols et de gravats. Les sablières, carrières ainsi que toute forme d’extraction crée une pression sur l’environnement sans compter les dangers pour la sécurité. Ne serait-il pas plus intelligent de réutiliser les sols pourvu que leur décontamination soit complétée selon les normes? Ce type de pratique pourrait-elle prendre place dans la cadre de certification de la construction comme LEED? Est-ce que le sujet vous interpelle? Contactez-nous au 581-996-2267!   Source des images: Wikipédia

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8 millions de petits pushers de vidanges

Par Frédéric Bouchard 28. janvier 2014 08:00
C’est avec curiosité que j’écoutais le reportage « La poubelle province » à Radio-Canada. Je dois être très en retard, car depuis 2012 on me dit que je devrais l’avoir vu. Pas mauvais comme reportage, belle recherche sur les faits et démagogue à souhait sur le ton. Vous pouvez marteler tant que vous voudrez les « 4 barons des ordures » soit! Et que penser des 8 millions de petits pushers de poubelles? Prenons-le de n’importe quel bord… ça prend un grand réseau de pushers pour appuyer des barons. Qu’ils soient barons de la drogue ou dans tout autre secteur. Un petit vendredi dans une banlieue pas si différente de la vôtre… Un drame se joue dans mon quartier… c’est le très rituel jour des vidanges. Des bacs de vidanges qui débordent. Des bacs de recyclage avec des matières mélangées pêle-mêle. Certaines matières qui devraient trouver leur place dans un écocentre à la place du bac recyclage…   Bon, ma famille de 4 ne s’en tire pas si mal en fait. Un sac de 60 litres de vidanges a toutes les 2 semaines. Pas besoin de bac de poubelle roulant 240 litres. Le gars de Véolia est capable de prendre notre sac sans le déchirer avec sa grosse pince et le lancer dans son camion. Merci à M. Gaétan Blouin d’avoir bien formé ses gars pour maximiser l’efficacité de la collecte. Chez Véolia, vous m’avez prouvé que je peux récupérer un peu d’espace sur mon terrain, car ma priorité c’est: 2 composteurs, 1 bac 240 litres de recyclage et un tonneau pour récupérer l’eau de pluie.   Par contre… Voisin de gauche me confie qu’il a dans la quarantaine et à cet âge-là on se refait pas. Selon lui le recyclage ce n’est pas pour lui. C’est triste de le voir vieillir avant l’âge… moi aussi j’ai dans la quarantaine. Voisin de droite : L’été dernier à la vue de mon composteur tout à coup vous trouvez que des odeurs viennent de chez moi? Ça fait pourtant depuis 2004 qu’il est là mon composteur et aucune plainte avant! Est-ce que vous avez appris à réagir ainsi avec les discours « pas dans ma cour » relayés dans les médias? Faites ce que vous voulez. Moi je ne change pas. Sans être extrémiste, activiste je pense être dans la bonne voie. Ça pris 10 ans à ma famille pour parvenir à ces résultats. J’ose croire que je ne suis pas le seul. Ça prend 8 millions de pushers de vidanges pour supporter 4 barons des ordures. Le saviez-vous? Servir le besoin de 8 millions de personnes. Ça prend des compagnies spécialisées pour exporter à bas coût le recyclage mal trié en Asie; Ensuite des centres de tri qui doivent baisser leurs coûts au maximum et trouver des façons pas coûteuses de vendre des matières mal triées; Le tout épaulé par des lieux d’enfouissement efficaces pour stocker aux plus bas coûts; Ainsi les 4 barons sont bien appuyés pour répondre à des appels d’offres dont le gagnant est celui qui offre le prix le plus bas; Des municipalités lancent dans appel d’offres sur la base que pour bien servir le public, il faut que ça coûte le moins cher possible. Et cela plaît aux élus qui promettent le moins de taxes possible pour obtenir leur mandat; Tout ça pour répondre au besoin de 8 millions de petits pushers de vidanges avec le même credo : tout doit disparaître de ma vue, que ça ne me prenne pas de mon temps ou change mes habitudes, très loin de ma cour et que ça ne me coûte pas cher. Est-ce que les 4 barons des ordures ne feraient que répondre à votre besoin? Et que se passerait-il si vous changiez votre besoin? Volonté individuelle et collective Votre volonté individuelle est importante. Ben oui, certains d’entre vous auront un centre de tri, une usine de biométhanisation ou centre de compostage pas loin de chez eux. Arrêtez de déchirer votre chemise les activistes. Bien sûr, trier à la source, la consigne, ça vous prend du temps. La construction et les biens de consommation vont  coûter un peu plus cher si vous exigez mieux des producteurs.  Mais c’est essentiel si on veut changer le système. La volonté individuelle finira par se transformer en volonté collective. Vos élus prendront des décisions : Soit éliminer la règle du plus bas soumissionnaire ou bien relever les critères des appels d’offres; Accepter les coûts pour maximiser les 3RV. Je suis un des 4 barons. Si le besoin change que vais-je faire? Les entreprises privées sont là pour répondre à un besoin : Les compagnies spécialisées dans le transport international de matières recyclées vont établir de nouvelles routes basées sur un chemin plus court, car la qualité de la matière aura augmentée pour répondre à des standards locaux; Les centres de tri amélioreront leur performance, car ils pourront obtenir plus d’argent durant les appels d’offres; Des camions de vidange seront peinturés en camion de recyclage, car il y aura moins d’enfouissement. La quantité n’aura pas changé, autant de transport et de logistique seront requis; Les gagnants des appels d’offres seront ceux qui répondront au nouveau besoin. Et la plupart des barons changeront. Sur quoi te bases-tu Fred, certains me demanderont. J’ai discuté avec quelques-uns de leurs dirigeants. Et ils sont très intelligents, eux aussi veulent léguer à leurs enfants un monde meilleur, assurer la pérennité de leur entreprise et améliorer leurs pratiques d’affaires. Bien sûr une très petite minorité a peur et ne veut rien changer. Et si tu ne veux pas changer? Tant pis pour toi c’est ça le capitalisme. Tu deviendras une proie pour une acquisition par un de tes compétiteurs qui aura accepté le changement. Tu t’adaptes pour répondre au besoin ou tu disparais. Parlez-en aux fabricants de cassettes audio, de Béta, de VHS, de polaroid, etc. Pour conclure Tout cela c’est facile à dire et ça va demander plusieurs années.  Pour les activistes méditez cette pensée de Sylvain Bériault « …la réalité est bien plus passionnante que le nombrilisme futil de bien des activistes idéalistes. » Pour les 8 millions de pushers, changez vos façon de faire, faites des demandes à vos élus. Graduellement, les 4 barons des ordures se transformeront en 4 barons du recyclage. Et deviner quoi? Dans 10 ans nous entendrons des plaintes sur les barons du recyclage. Au Québec, plusieurs aiment pointer du doigt les entreprises qui engrangent des profits. Mais ça, c’est un autre débat…  
 

Second Cycle vous souhaite de Joyeuses Fêtes

Par Frédéric Bouchard 12. décembre 2013 16:13
Recyclage et réemploi pour la période des Fêtes Après avoir consacré toute l'année au recyclage et au réemploi dans vos entreprises et organisations, voilà le temps venu de s'amuser. C'est pourquoi au lieu de nos habituelles annonces d'équipements et matières à réemployer et à recycler nous vous offrons des idées de décorations des Fêtes recyclées. Amusez-vous en famille, avec vos enfants, nièces, neveux et petits enfants. L'équipe de Second Cycle vous souhaite de Joyeuses Fêtes!     Transformez vos vieux CD et DVD en décoration de Noël Une couronne en bouchons de liège? Illuminez les nuits avec vos bouteilles de plastique. Convertissez votre matériel électronique en boule de Noël techno À moins que ce soit une couronne de Noël geek qui vous attire? Voici comment réutiliser vos vieilles ampoules.

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Le CTTEI centre ses activités sur la recherche de pointe.

Par Frédéric Bouchard 29. octobre 2013 09:00
Second Cycle salue la décision conjointe du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) et du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI) de s’assurer que les activités du CTTEI soient en amont de l’entreprise privée. En effet durant la dernière année, chez Second Cycle nous avons constaté de multiples chevauchements entre nos activités et celles du CTTEI.« Avec l'évolution constante des technologies et la création de nouvelles entreprises, il est possible qu'une certaine "compétition" puisse se développer entre un CCTT et une entreprise » selon Mme Claire Boulé coordonnatrice générale du Réseau Trans-tech. Et toujours selon elle, il arrive parfois à un « centre de quitter complètement un domaine d'expertise développée et reconnue depuis plusieurs années par le centre ». Ceci afin de respecter les règles de gestions des CCTT. Cette décision aura pour impact premier que l’argent du contribuable sera dépensé pour le bien public et le bien des entreprise québécoises dans la recherche de pointe dans laquelle le CTTEI a une expertise; Des usagers et clients du CTTEI pourraient voir certains services ne plus être offerts par le centre. À cet effet, vous pourriez nous contacter afin d’en connaitre plus à propos de nos services pour soutenir vos initiatives d’optimisation des 3RV, d’économie circulaire, d’écologie industrielle et de symbioses industrielles; Second Cycle a présenté en mai 2013 une offre qui n’a pas abouti et nous tendons à nouveau la main au CTTEI. Nous sommes disponibles pour discuter d’une entente afin de collaborer avec le CTTEI pour nos clients qui ont besoin d’une recherche pour trouver un débouché à leurs sous-produits sur la base que le CTTEI respecte le rôle de Second Cycle. À propos de Second Cycle Inc.L’entreprise Second Cycle a développé une méthodologie et une plateforme technologique qui démontre des gains financiers et environnementaux. Notre méthodologie s’applique aux concepts d'économie circulaire, d’écologie industrielle, de symbiose industrielle, de synergie des sous-produits et d’approvisionnement responsable (Réduction, réemploi, recyclage et valorisation).La plateforme de Second Cycle inclus : La possibilité d'être opérée par des acteurs régionaux, des acteurs du développement économique ou d’autre entreprise de services environnementaux par l'utilisation de notre méthodologie; Des outils de facilitation pour identifier les possibilités d’échanges; Des outils et rapports d'analyse des résultats obtenus pour la gestion des matières résiduelles et l'économie circulaire : Traçabilité des transactions; Indicateurs de performance sur l’économie circulaire; Indicateur de performance sur le développement économique. Frédéric Bouchard, IngPrésident581-996-2267Second Cycle Inc.
 

Tirer parti du « Green fence » chinois ou le gel des importations de matières recyclables (Partie2)

Par Frédéric Bouchard 15. octobre 2013 07:00
Au mois de juin dernier, nous vous avions fait part d’une problématique qui touche les centres de tri, les recycleurs et les courtiers de matières recyclées. La Chine, qui a cessée d’être un pays de complaisance pour nos déchets, a légiférée pour créer le « Green fence ». Ce changement modifie la donne économique pour tout l’industrie du recyclage. Selon un courtier international avec qui je suis en contact, la problématique du « Green fence » est agravée parce que le gouvernement chinois, suite à une surcapacité de production et pour réduire la pollution, impose un arrêt de production aux usines les moins performantes. Ce qui réduit la demande pour les matières recyclées ainsi que le prix sur les marchés. L’accent du dernier blog avait été mis sur les difficultés rencontrées. L’article d’aujourd’hui vous montrera l’autre côté de la médaille en élaborant sur la recette du succès des centres de tri, les recycleurs et les courtiers qui tirent leur épingle du jeu de ces perturbations économiques. Pour comprendre ce qui fonctionne bien dans le recyclage, j’ai créé un graphique sur 2 axes. L’axe horizontal représente la qualité du matériel recyclé vendu. Vers la droite se situe le matériel trié à la source donc presque sans contamination. Et la gauche représente le matériel recyclé fortement contaminé par d’autres produits. Au milieu se trouve le matériel trié et faiblement contaminé. L’axe horizontal représente les marchés visés pour la mise en vente du matériel recyclé. Le Québec est considéré comme local. Et l’international vise les marchés d’exportation comme l’Asie et l’Afrique du Nord. L’Amérique du Nord se retrouvant au centre. En tant qu’industrie, commerce et institution la question se pose : Où se trouve sur ce graphique mon centre de tri, mon recycleur et mon courtier à qui je confie mes extrants afin d’évaluer la pérénité de son modèle d’affaire. L’objectifs est de connaitre quel sont les principaux risques auxquels mon fournisseur de service expose mon entreprise : Risque de rupture de services (Ex : être ensevelie sous le matériel recyclé de ma production en attendant de trouver un autre fournisseur); Risque financier (Ex : mes coûts d’enfouissement ont augmentés depuis que mon recycleur est en retructuration); Risque de relation publique (Ex : mon matériel n’a pas été recyclé adéquatement et se retrouve dans des décharches outre-mer. Une organisation environnementale activiste en a pris des photos avec mon logo qui circulent sur Internet); Risque de gouvernance (Ex : je n’arrive plus à atteindre le taux de recyclage commis dans mes engagements de développement durable). Voici par cadran les caratéristiques typique des centres de tri, recycleur, courtier qui sont exposés aux perturbations économique mondiales induites par le « Green fence » et la baisse de production: Cadran #4 – En danger Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #4, il a probablement déjà fermé boutique ou bien il est en restructuration. Il existe peu de marchés locaux ou Nord-Américain pour le matériel contaminé mis à part de très petites niches très spécialisées. Quels sont les signes : Il ne répond plus au téléphone; La fréquence des collectes s’espace et est interrompu de façon intermitente; Son site web a été mis en enchère et a été racheté par une autre entreprise du secteur. Cadran #3 – En péril Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #3, il est à risque de restructuration. Avec le « Green Fence » la Chine, qui était la pays de complaisance par excellence, a fermée ses ports aux ballots qui contiennent plus de 2,5% de matières résiduelles. Ainsi les courtiers internationaux ne veulent plus prendre de risque avec son matériel spécialement si les volumes sont petits. Quels sont les signes : Son entrepôt se remplie mais se vide très peu; Il ne vous offre plus d’argent pour votre matériel et continu de le collecter gratuitement; La fréquence des collectes s’espace. Cadran #2 – Sur la limite de la profitabilité Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans ce cadran #2, sa profitabilité a diminuée. Il n’est pas à risque si ses opérations sont efficaces. Entre autres facteurs la distance de son site avec le port de Montréal pourra l’aider ou lui nuire. Avec le « Green Fence » l’Asie accepte toujours son matériel mais offre un prix plus bas pour gérer les risques de contamination. Quels sont les signes : En 2013, il vous offre moins d’argent pour votre matériel; Il offre une garantie de fiabilité pour ses collectes; Après avoir ignoré la valorisation énergétique durant les belles années, cette filière devient partie intégrante de son offre. Cadran #1 – Zone de confort Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #1, il reste profitable et il peut même connaitre une certaine croissance. En misant sur des circuits courts pour revendre le matériel recyclé de qualité, il est moins exposé aux risques des prix de transports et des prix de base des matières premières. Les entreprises de ce cadran sont les leaders qui vont probablement reprendre les marchés abandonnés par les restructurations de leurs compétiteurs plus faibles. Quels sont les signes : Il offre une garantie de fiabilité pour ses collectes. Il augmente ses volumes recyclés car il est en position de reprendre les volumes abandonnés par ses compétiteurs qui ont fermés ou diminués leurs activités. Exception aux 4 cadrants : Au canada, les 2 plus grands courtiers internationaux en matières recyclées ne peuvent pas être évalués avec cette méthode. Il faut regarder leur viabilité au niveau de l’optimisation du transport maritime et d’autres indicateurs économiques.  Quels sont les questions à poser à mon fournisseur de service pour s’assurer qu’il recyclera les sous-produits de mon entreprise ou organisation de façon fiable, récurrente et qui respecte mon plan de développement durable : Quel est le pourcentage de ses ventes de produits recyclés au Québec, au Canada, au États-Unis et à l’internationnal? (Comme point de comparaison, environ la moitié des matières recyclées aux États-unis sont revendues à l’export.) Est-ce qu’il m’offre un soutien pour améliorer mon tri à la source? Est-ce qu’il a un programme pour augmenter l’efficacité de ses équipements de tri? Respecte-t-il la fréquence des collectes de matières recyclables? Est-ce qu’il m’offre un prix un peu plus bas ou variable selon un indice de référence pour mes matières résiduelles mais en échange il offre une garantie de service? (Toujours se méfier du recycleur qui offre un prix systématiquement très élevé. Si les conditions du marché changent, il ne se présentera plus à votre porte) Est-ce qu’il opère dans une logique d’économie circulaire afin de transférer vos sous-produit vers un client utilisateur local? Quel est le kilométrage parcouru entre votre entreprise et l’utilisateur des matières recyclées? Pour trouver le bon fournisseur, il faut aussi se méfier de certaines idées préconçues. En effet pour les founisseurs qu’ils soient municipaux, des OBNL ou des privés, ce qui les rend meilleur n’est pas l’absence ou la présence de profit. Ce sont leurs efforts et leur R&D pour améliorer leurs opérations afin d’extraire un maximum de qualité des matières recyclés et leur capacité commerciale à développer des marchés locaux. Recyc-Québec et le MDDEFP devraient s’inspirer de ce billet de blog et ajuster les critères de leurs programmes en fonction de l’atteinte de ces 2 objectifs et cesser de faire une discrimination positive pour l’économie sociale. Tout les joueurs performants ont leur place, qu’ils soient municipaux, des OBNL ou des privés, et ainsi Recyc-Québec et le MDDEFP optimiseront l’atteinte de leur mission qui est de favoriser le réemploi, la récupération, le recyclage ou la valorisation. Afin de trouver votre recycleur, Second Cycle vous offre un programme complet pour identifer la qualité de vos matières résiduelles, si possible en réduire la quantité générée, implanter un tri à la source qui maximise la qualité. Ensuite, nous travaillerons avec des centres de tri, des recycleurs et des courtiers dont la vision correspondent à celle de Second Cycle qui est l’économie circulaire.   Frédéric Bouchard Président Second Cycle inc. 581-996-2267
 

Une entente exclusive avec le Parc Industriel de Ville St-Laurent

Par Frédéric Bouchard 6. septembre 2013 15:03
Second Cycle et son équipe vous annonce avec fierté avoir conclu une entente de collaboration avec Développement Économique St-Laurent (DESTL). La DESTL regroupe plus de 2500 entreprises et couvre le plus grand parc industriel au Québec!   Communiqué officiel: Souhaitez-vous réduire les coûts de gestion des matières résiduelles et du recyclage? Comment encourager le développement durable en entreprise? Comment favoriser la réduction, le réemploi, le recyclage et la valorisation des matières? Second Cycle et DESTL joignent leurs forces pour simplifier vos initiatives! Ensemble, ils travaillent à résoudre vos problématiques tout en favorisant le développement durable dans votre entreprise. Vous recevez un service personnalisé, qui répond aux besoins de votre entreprise. Second Cycle vous aide à réduire vos coûts d'élimination ou à tirer profit de vos équipements usagés. DESTL vous soutient dans votre démarche. Vous avez tout à gagner en adoptant une démarche de développement durable. Vous améliorez votre capitale image, vous gagnez de nouvelles parts de marché et vous économisez au quotidien : -  Réduisez les résidus destinés à l'enfouissement; -  Disposez ou trouvez des équipements usagés; -  Utilisez des matières recyclées dans votre production; -  Réacheminez vos grandes quantités d'emballages (palettes, chaudières, caisses); -  Recyclez vos surplus de production; -  Gagnez du temps et de l’espace. Adhérez maintenant à Second Cycle! Et profitez rapidement des solutions d’un spécialiste.

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