8 millions de petits pushers de vidanges

Par Frédéric Bouchard 28. janvier 2014 08:00
C’est avec curiosité que j’écoutais le reportage « La poubelle province » à Radio-Canada. Je dois être très en retard, car depuis 2012 on me dit que je devrais l’avoir vu. Pas mauvais comme reportage, belle recherche sur les faits et démagogue à souhait sur le ton. Vous pouvez marteler tant que vous voudrez les « 4 barons des ordures » soit! Et que penser des 8 millions de petits pushers de poubelles? Prenons-le de n’importe quel bord… ça prend un grand réseau de pushers pour appuyer des barons. Qu’ils soient barons de la drogue ou dans tout autre secteur. Un petit vendredi dans une banlieue pas si différente de la vôtre… Un drame se joue dans mon quartier… c’est le très rituel jour des vidanges. Des bacs de vidanges qui débordent. Des bacs de recyclage avec des matières mélangées pêle-mêle. Certaines matières qui devraient trouver leur place dans un écocentre à la place du bac recyclage…   Bon, ma famille de 4 ne s’en tire pas si mal en fait. Un sac de 60 litres de vidanges a toutes les 2 semaines. Pas besoin de bac de poubelle roulant 240 litres. Le gars de Véolia est capable de prendre notre sac sans le déchirer avec sa grosse pince et le lancer dans son camion. Merci à M. Gaétan Blouin d’avoir bien formé ses gars pour maximiser l’efficacité de la collecte. Chez Véolia, vous m’avez prouvé que je peux récupérer un peu d’espace sur mon terrain, car ma priorité c’est: 2 composteurs, 1 bac 240 litres de recyclage et un tonneau pour récupérer l’eau de pluie.   Par contre… Voisin de gauche me confie qu’il a dans la quarantaine et à cet âge-là on se refait pas. Selon lui le recyclage ce n’est pas pour lui. C’est triste de le voir vieillir avant l’âge… moi aussi j’ai dans la quarantaine. Voisin de droite : L’été dernier à la vue de mon composteur tout à coup vous trouvez que des odeurs viennent de chez moi? Ça fait pourtant depuis 2004 qu’il est là mon composteur et aucune plainte avant! Est-ce que vous avez appris à réagir ainsi avec les discours « pas dans ma cour » relayés dans les médias? Faites ce que vous voulez. Moi je ne change pas. Sans être extrémiste, activiste je pense être dans la bonne voie. Ça pris 10 ans à ma famille pour parvenir à ces résultats. J’ose croire que je ne suis pas le seul. Ça prend 8 millions de pushers de vidanges pour supporter 4 barons des ordures. Le saviez-vous? Servir le besoin de 8 millions de personnes. Ça prend des compagnies spécialisées pour exporter à bas coût le recyclage mal trié en Asie; Ensuite des centres de tri qui doivent baisser leurs coûts au maximum et trouver des façons pas coûteuses de vendre des matières mal triées; Le tout épaulé par des lieux d’enfouissement efficaces pour stocker aux plus bas coûts; Ainsi les 4 barons sont bien appuyés pour répondre à des appels d’offres dont le gagnant est celui qui offre le prix le plus bas; Des municipalités lancent dans appel d’offres sur la base que pour bien servir le public, il faut que ça coûte le moins cher possible. Et cela plaît aux élus qui promettent le moins de taxes possible pour obtenir leur mandat; Tout ça pour répondre au besoin de 8 millions de petits pushers de vidanges avec le même credo : tout doit disparaître de ma vue, que ça ne me prenne pas de mon temps ou change mes habitudes, très loin de ma cour et que ça ne me coûte pas cher. Est-ce que les 4 barons des ordures ne feraient que répondre à votre besoin? Et que se passerait-il si vous changiez votre besoin? Volonté individuelle et collective Votre volonté individuelle est importante. Ben oui, certains d’entre vous auront un centre de tri, une usine de biométhanisation ou centre de compostage pas loin de chez eux. Arrêtez de déchirer votre chemise les activistes. Bien sûr, trier à la source, la consigne, ça vous prend du temps. La construction et les biens de consommation vont  coûter un peu plus cher si vous exigez mieux des producteurs.  Mais c’est essentiel si on veut changer le système. La volonté individuelle finira par se transformer en volonté collective. Vos élus prendront des décisions : Soit éliminer la règle du plus bas soumissionnaire ou bien relever les critères des appels d’offres; Accepter les coûts pour maximiser les 3RV. Je suis un des 4 barons. Si le besoin change que vais-je faire? Les entreprises privées sont là pour répondre à un besoin : Les compagnies spécialisées dans le transport international de matières recyclées vont établir de nouvelles routes basées sur un chemin plus court, car la qualité de la matière aura augmentée pour répondre à des standards locaux; Les centres de tri amélioreront leur performance, car ils pourront obtenir plus d’argent durant les appels d’offres; Des camions de vidange seront peinturés en camion de recyclage, car il y aura moins d’enfouissement. La quantité n’aura pas changé, autant de transport et de logistique seront requis; Les gagnants des appels d’offres seront ceux qui répondront au nouveau besoin. Et la plupart des barons changeront. Sur quoi te bases-tu Fred, certains me demanderont. J’ai discuté avec quelques-uns de leurs dirigeants. Et ils sont très intelligents, eux aussi veulent léguer à leurs enfants un monde meilleur, assurer la pérennité de leur entreprise et améliorer leurs pratiques d’affaires. Bien sûr une très petite minorité a peur et ne veut rien changer. Et si tu ne veux pas changer? Tant pis pour toi c’est ça le capitalisme. Tu deviendras une proie pour une acquisition par un de tes compétiteurs qui aura accepté le changement. Tu t’adaptes pour répondre au besoin ou tu disparais. Parlez-en aux fabricants de cassettes audio, de Béta, de VHS, de polaroid, etc. Pour conclure Tout cela c’est facile à dire et ça va demander plusieurs années.  Pour les activistes méditez cette pensée de Sylvain Bériault « …la réalité est bien plus passionnante que le nombrilisme futil de bien des activistes idéalistes. » Pour les 8 millions de pushers, changez vos façon de faire, faites des demandes à vos élus. Graduellement, les 4 barons des ordures se transformeront en 4 barons du recyclage. Et deviner quoi? Dans 10 ans nous entendrons des plaintes sur les barons du recyclage. Au Québec, plusieurs aiment pointer du doigt les entreprises qui engrangent des profits. Mais ça, c’est un autre débat…  
 

Le CTTEI centre ses activités sur la recherche de pointe.

Par Frédéric Bouchard 29. octobre 2013 09:00
Second Cycle salue la décision conjointe du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) et du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI) de s’assurer que les activités du CTTEI soient en amont de l’entreprise privée. En effet durant la dernière année, chez Second Cycle nous avons constaté de multiples chevauchements entre nos activités et celles du CTTEI.« Avec l'évolution constante des technologies et la création de nouvelles entreprises, il est possible qu'une certaine "compétition" puisse se développer entre un CCTT et une entreprise » selon Mme Claire Boulé coordonnatrice générale du Réseau Trans-tech. Et toujours selon elle, il arrive parfois à un « centre de quitter complètement un domaine d'expertise développée et reconnue depuis plusieurs années par le centre ». Ceci afin de respecter les règles de gestions des CCTT. Cette décision aura pour impact premier que l’argent du contribuable sera dépensé pour le bien public et le bien des entreprise québécoises dans la recherche de pointe dans laquelle le CTTEI a une expertise; Des usagers et clients du CTTEI pourraient voir certains services ne plus être offerts par le centre. À cet effet, vous pourriez nous contacter afin d’en connaitre plus à propos de nos services pour soutenir vos initiatives d’optimisation des 3RV, d’économie circulaire, d’écologie industrielle et de symbioses industrielles; Second Cycle a présenté en mai 2013 une offre qui n’a pas abouti et nous tendons à nouveau la main au CTTEI. Nous sommes disponibles pour discuter d’une entente afin de collaborer avec le CTTEI pour nos clients qui ont besoin d’une recherche pour trouver un débouché à leurs sous-produits sur la base que le CTTEI respecte le rôle de Second Cycle. À propos de Second Cycle Inc.L’entreprise Second Cycle a développé une méthodologie et une plateforme technologique qui démontre des gains financiers et environnementaux. Notre méthodologie s’applique aux concepts d'économie circulaire, d’écologie industrielle, de symbiose industrielle, de synergie des sous-produits et d’approvisionnement responsable (Réduction, réemploi, recyclage et valorisation).La plateforme de Second Cycle inclus : La possibilité d'être opérée par des acteurs régionaux, des acteurs du développement économique ou d’autre entreprise de services environnementaux par l'utilisation de notre méthodologie; Des outils de facilitation pour identifier les possibilités d’échanges; Des outils et rapports d'analyse des résultats obtenus pour la gestion des matières résiduelles et l'économie circulaire : Traçabilité des transactions; Indicateurs de performance sur l’économie circulaire; Indicateur de performance sur le développement économique. Frédéric Bouchard, IngPrésident581-996-2267Second Cycle Inc.
 

Gala EnviroLys: reconnaître l’entrepreneurship et l’innovation de l’industrie des services environnementaux

Par Frédéric Bouchard 22. octobre 2013 09:33
EnviroLys : un événement majeur de l’industrie EnviroLys se veut une occasion unique de reconnaître l’entrepreneurship et l’innovation des bâtisseurs de l’industrie des services environnementaux. Après une sélection effectuée par un jury indépendant, les gagnants seront dévoilés lors d’une soirée gala qui réunira près de 200 personnes, le 18 novembre au Hyatt Regency de Montréal. Cette édition aura un caractère particulier puisque ce sera aussi l’occasion de souligner le 10e anniversaire du CESE. Invités d'honneur du gala L'honorable Jean Lapierre  Communicateur, analyste et chroniqueur politique pour le réseau TVA, Cogeco, CTV ainsi que pour les radios CJAD de Montréal et FM 93 de Québec. ......................................................................... Scott McKay Adjoint parlementaire, Politique nationale de l'eau M. Scott McKay est député de Repentigny à l'Assemblée nationale du Québec  et adjoint parlementaire au ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs. M. McKay a consacré sa vie à la protection et à l'amélioration de l'environnement. D'abord technologue en assainissement des eaux, il a poursuivi des études universitaires en sciences de l'environnement et en sciences économiques. Son mémoire de maîtrise en environnement traitait des instruments économiques pour la protection de l'environnement. Au cours de sa vie professionnelle, Scott McKay a assumé diverses fonctions liées au domaine de l’environnement. Il a opéré des stations de traitement d'eau, formé des opérateurs de stations de traitement d’eau et travaillé comme consultant en gestion des matières résiduelles. M. McKay a siégé comme élu municipal sur des commissions à la Ville et à la Communauté urbaine de Montréal. A ce titre, il a contribué à implanter les tous premiers projets de collecte de matières domestiques dangereuses et de collecte sélective. Avant d'être élu député, il consacrait ses efforts au développement de marchés internationaux pour des technologies québécoises innovantes dans le domaine du traitement des boues d’épuration. ......................................................................... Benoît de Villiers Président-directeur généralRECYC-QUÉBEC Monsieur Benoît de Villiers s’est joint à RECYC-QUÉBEC au poste de président-directeur général en 2013. Diplômé des HEC et détenteur d’un MBA de l’Université de Sherbrooke, monsieur de Villiers a œuvré au sein de différentes institutions financières et de grandes organisations québécoises. Administrateur aguerri, il possède une vaste expérience dans la gestion d’équipe et dans l’élaboration de plan d’affaires et de planification stratégique. À titre de président-directeur général de RECYC-QUÉBEC, il a la responsabilité de mener l’organisation vers la réalisation des objectifs et des grands chantiers identifiés dans la planification stratégique 2012-2017 de l’organisation. Personne énergique et motivée par l’innovation et le travail d’équipe, monsieur de Villiers est amené à jouer un rôle catalyseur dans la mobilisation des acteurs vers une gestion novatrice et durable des matières résiduelles, tout en favorisant la mise en place de solutions afin d’optimiser la chaîne de valeurs des matières résiduelles au Québec.      Plus d'infos sur le gala et réserver ma place!

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Matière à recycler de disponible - Marché secondaire où te caches-tu?

Par Yves Noël 22. octobre 2013 08:30
Ces dernières années la terre a tremblée plus d’une fois dans le monde du recyclage et de la valorisation des déchets. C’est comme si soudainement, plus personne ne voulait acheter de la matière première recyclable. Plus rien ne se vends, aucune demande ne nous viens excepter des offres à nous vendre du stock! On a beau appelez tous les acheteurs, brokers, les « pedlers », les « brasseux », rien à faire leurs réseaux sont fermés. Tant qu’il y a de la demande c’est tranquille du côté de la prévention et de l’amélioration continue de la qualité. Personne ne pose de questions car les inventaires tournent. Mais dès qu’il y a une baisse de la demande…C’est comme si plus aucun marché n’existait. Il faut comprendre que développer des marchés est un art et lorsque les agents et  broker ont passé à travers leurs  2-3 acheteurs, là s’arrête les opportunités. À partir de ce moment, le broker va appeler les autres brokers du coin et cela va finir que toute la gang s’offre le même stock et ça tourne en rond. Depuis 1996, je me spécialise dans les solutions et alternatives à l’enfouissement par les 3R. Je ne détiens pas la vérité loin de là, mais mon expérience dans le développement de marchés  confirme qu’il y a toujours espoir; même si les prix diminues. Le développement de marché des matières recyclables est devenu un must pour faire ce travail. Mes matières je les ai toujours prises localement; ici au Québec. Je considère qu’il y a assez de matière ici pour mon business. J’ai vendu ces matières sur tous les continents, excepté l’Australie. J’ai aussi le privilège d’aller à la rencontre de mes acheteurs en Chine, Brésil, Inde, Europe, Mexique mais surtout j’aime bien trouver un acheteur ici au Québec ou aux États-Unis. Plus c’est proche, moins il y a d’impact sur l’environnement et j’aide le maintien de l’emploi ici. La matière je l’ai prise soit déjà emballée ou j’ai travaillé à la détourner de l’enfouissement. Depuis 2011 j’ai détourné de l’enfouissement du plastique, du bois, du carton, du caoutchouc, etc. pour des quantités de plusieurs millions de kilo et je ça se poursuit. Donc, j’ai réalisé un travail intense pour trouver un marché, mais j’ai surtout travaillé avec les générateurs pour mettre en place un système de récupération à la source afin d’optimiser sur la qualité de la matière. Comme la matière est de première qualité, les acheteurs sont plus proches de la maison et paye un prix juste. Cela résulte en des économies substantielles et récurrentes sans oublier certains nouveaux revenus jusque-là jamais imaginé par les générateurs. Donc, par cette démarche le « Green Fence » a peu d’impact; voir aucun impact sur le ou les marchés développés. On ne se le cachera pas, lorsque le ciel tombe sur la tête du monde du recyclage, les matières contaminées sont les premières à être pénalisées. Les centres de tri sont les premiers touchés. Les tas s’accumulent jusqu’à ce qu’un gentil samaritain passe par là et propose de ramasser une partie des tas. Parfois il peut se passer quelques jours, semaines voir quelques mois. Au moment présent, avec le « Green Fence », les matières contaminées ou « low grade » s’accumulent sur les tas. Plus personne n’en veut ou presque. Mais voyons voir comment cela est arrivé en quelques mots. La Chine met un stop soudainement. Les portes des ports chinois se ferment. Plus questions de faire entrer des matières qui viendront encore contaminer et polluer le pays. Donc, comme les Chinois mènent le monde de la transformation de matière première, ils se consultent et prennent position! Tous les conteneurs pris aux ports, sont détournés et se rendant tout autour de la Chine. Le tout confié à des sous-traitants. Puis pendant ce temps, les matières s’accumuleront sur l’ensemble de la terre et dès qu’il y aura espoir, les Chinois achèteront pour pratiquement rien! Une chose que j’ai apprise et qui est revenu à toutes mes rencontres. LA QUALITÉ de ton stock ça ressemble à quoi? Que ce soit ici au Québec, en Chine ou au Brésil; même en Inde, la qualité ouvre les portes des marchés alors que les matières mixtes et contaminées ferment les portes. Pourquoi je suis encore en affaires? Je crois que je le dois à mon observation des premiers jours à vendre de la matière recyclable de première qualité. Que ce soit du post-industriel ou u de la matière première triée à la source. Apprenez certaines règles et suivez-les scrupuleusement pour améliorer les chances de vendre vos matières : Trier, trier et trier, séparer avec efficacité et trier à la source le plus possible Garder au secs; vos matières (l’humidité ferment la plupart des marchés) L’emballage et le poids sont très importants pour faciliter la manutention et le transport Faites appel à des spécialistes du développement de marchés et des consultants pour la valorisation optimal de vos rejets / matières Cognez à la porte de vos élus et ressources gouvernementales pour trouver des solutions. Ce n’est plus une question de chacun dans sa cour mais plutôt de prendre des décisions conscientes pour l’avancement du Développement Durable dans la Société Québécoise Yves Noel http://www.ynconsult.com/ 514-830-2497
 

Tirer parti du « Green fence » chinois ou le gel des importations de matières recyclables (Partie2)

Par Frédéric Bouchard 15. octobre 2013 07:00
Au mois de juin dernier, nous vous avions fait part d’une problématique qui touche les centres de tri, les recycleurs et les courtiers de matières recyclées. La Chine, qui a cessée d’être un pays de complaisance pour nos déchets, a légiférée pour créer le « Green fence ». Ce changement modifie la donne économique pour tout l’industrie du recyclage. Selon un courtier international avec qui je suis en contact, la problématique du « Green fence » est agravée parce que le gouvernement chinois, suite à une surcapacité de production et pour réduire la pollution, impose un arrêt de production aux usines les moins performantes. Ce qui réduit la demande pour les matières recyclées ainsi que le prix sur les marchés. L’accent du dernier blog avait été mis sur les difficultés rencontrées. L’article d’aujourd’hui vous montrera l’autre côté de la médaille en élaborant sur la recette du succès des centres de tri, les recycleurs et les courtiers qui tirent leur épingle du jeu de ces perturbations économiques. Pour comprendre ce qui fonctionne bien dans le recyclage, j’ai créé un graphique sur 2 axes. L’axe horizontal représente la qualité du matériel recyclé vendu. Vers la droite se situe le matériel trié à la source donc presque sans contamination. Et la gauche représente le matériel recyclé fortement contaminé par d’autres produits. Au milieu se trouve le matériel trié et faiblement contaminé. L’axe horizontal représente les marchés visés pour la mise en vente du matériel recyclé. Le Québec est considéré comme local. Et l’international vise les marchés d’exportation comme l’Asie et l’Afrique du Nord. L’Amérique du Nord se retrouvant au centre. En tant qu’industrie, commerce et institution la question se pose : Où se trouve sur ce graphique mon centre de tri, mon recycleur et mon courtier à qui je confie mes extrants afin d’évaluer la pérénité de son modèle d’affaire. L’objectifs est de connaitre quel sont les principaux risques auxquels mon fournisseur de service expose mon entreprise : Risque de rupture de services (Ex : être ensevelie sous le matériel recyclé de ma production en attendant de trouver un autre fournisseur); Risque financier (Ex : mes coûts d’enfouissement ont augmentés depuis que mon recycleur est en retructuration); Risque de relation publique (Ex : mon matériel n’a pas été recyclé adéquatement et se retrouve dans des décharches outre-mer. Une organisation environnementale activiste en a pris des photos avec mon logo qui circulent sur Internet); Risque de gouvernance (Ex : je n’arrive plus à atteindre le taux de recyclage commis dans mes engagements de développement durable). Voici par cadran les caratéristiques typique des centres de tri, recycleur, courtier qui sont exposés aux perturbations économique mondiales induites par le « Green fence » et la baisse de production: Cadran #4 – En danger Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #4, il a probablement déjà fermé boutique ou bien il est en restructuration. Il existe peu de marchés locaux ou Nord-Américain pour le matériel contaminé mis à part de très petites niches très spécialisées. Quels sont les signes : Il ne répond plus au téléphone; La fréquence des collectes s’espace et est interrompu de façon intermitente; Son site web a été mis en enchère et a été racheté par une autre entreprise du secteur. Cadran #3 – En péril Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #3, il est à risque de restructuration. Avec le « Green Fence » la Chine, qui était la pays de complaisance par excellence, a fermée ses ports aux ballots qui contiennent plus de 2,5% de matières résiduelles. Ainsi les courtiers internationaux ne veulent plus prendre de risque avec son matériel spécialement si les volumes sont petits. Quels sont les signes : Son entrepôt se remplie mais se vide très peu; Il ne vous offre plus d’argent pour votre matériel et continu de le collecter gratuitement; La fréquence des collectes s’espace. Cadran #2 – Sur la limite de la profitabilité Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans ce cadran #2, sa profitabilité a diminuée. Il n’est pas à risque si ses opérations sont efficaces. Entre autres facteurs la distance de son site avec le port de Montréal pourra l’aider ou lui nuire. Avec le « Green Fence » l’Asie accepte toujours son matériel mais offre un prix plus bas pour gérer les risques de contamination. Quels sont les signes : En 2013, il vous offre moins d’argent pour votre matériel; Il offre une garantie de fiabilité pour ses collectes; Après avoir ignoré la valorisation énergétique durant les belles années, cette filière devient partie intégrante de son offre. Cadran #1 – Zone de confort Si votre centre de tri, recycleur, courtier est dans le cadran #1, il reste profitable et il peut même connaitre une certaine croissance. En misant sur des circuits courts pour revendre le matériel recyclé de qualité, il est moins exposé aux risques des prix de transports et des prix de base des matières premières. Les entreprises de ce cadran sont les leaders qui vont probablement reprendre les marchés abandonnés par les restructurations de leurs compétiteurs plus faibles. Quels sont les signes : Il offre une garantie de fiabilité pour ses collectes. Il augmente ses volumes recyclés car il est en position de reprendre les volumes abandonnés par ses compétiteurs qui ont fermés ou diminués leurs activités. Exception aux 4 cadrants : Au canada, les 2 plus grands courtiers internationaux en matières recyclées ne peuvent pas être évalués avec cette méthode. Il faut regarder leur viabilité au niveau de l’optimisation du transport maritime et d’autres indicateurs économiques.  Quels sont les questions à poser à mon fournisseur de service pour s’assurer qu’il recyclera les sous-produits de mon entreprise ou organisation de façon fiable, récurrente et qui respecte mon plan de développement durable : Quel est le pourcentage de ses ventes de produits recyclés au Québec, au Canada, au États-Unis et à l’internationnal? (Comme point de comparaison, environ la moitié des matières recyclées aux États-unis sont revendues à l’export.) Est-ce qu’il m’offre un soutien pour améliorer mon tri à la source? Est-ce qu’il a un programme pour augmenter l’efficacité de ses équipements de tri? Respecte-t-il la fréquence des collectes de matières recyclables? Est-ce qu’il m’offre un prix un peu plus bas ou variable selon un indice de référence pour mes matières résiduelles mais en échange il offre une garantie de service? (Toujours se méfier du recycleur qui offre un prix systématiquement très élevé. Si les conditions du marché changent, il ne se présentera plus à votre porte) Est-ce qu’il opère dans une logique d’économie circulaire afin de transférer vos sous-produit vers un client utilisateur local? Quel est le kilométrage parcouru entre votre entreprise et l’utilisateur des matières recyclées? Pour trouver le bon fournisseur, il faut aussi se méfier de certaines idées préconçues. En effet pour les founisseurs qu’ils soient municipaux, des OBNL ou des privés, ce qui les rend meilleur n’est pas l’absence ou la présence de profit. Ce sont leurs efforts et leur R&D pour améliorer leurs opérations afin d’extraire un maximum de qualité des matières recyclés et leur capacité commerciale à développer des marchés locaux. Recyc-Québec et le MDDEFP devraient s’inspirer de ce billet de blog et ajuster les critères de leurs programmes en fonction de l’atteinte de ces 2 objectifs et cesser de faire une discrimination positive pour l’économie sociale. Tout les joueurs performants ont leur place, qu’ils soient municipaux, des OBNL ou des privés, et ainsi Recyc-Québec et le MDDEFP optimiseront l’atteinte de leur mission qui est de favoriser le réemploi, la récupération, le recyclage ou la valorisation. Afin de trouver votre recycleur, Second Cycle vous offre un programme complet pour identifer la qualité de vos matières résiduelles, si possible en réduire la quantité générée, implanter un tri à la source qui maximise la qualité. Ensuite, nous travaillerons avec des centres de tri, des recycleurs et des courtiers dont la vision correspondent à celle de Second Cycle qui est l’économie circulaire.   Frédéric Bouchard Président Second Cycle inc. 581-996-2267
 

Chamard et Associés fait place à la relève!

Par Francis Fortin 10. septembre 2013 14:20
Le cabinet d’expertise environnementale Chamard et Associés est heureux d’annoncer la réussite de son projet de relève entrepreneuriale. En février 2012, l’entreprise fusionnait avec Services-Conseils Graviterra et la division des matières résiduelles de TRANSFERT Environnement et Société et commençait un processus de relève entrepreneuriale avec M. Francis Fortin. Le projet a permis au jeune entrepreneur de devenir l’actionnaire unique de la société le mois dernier. M. Fortin était depuis l’automne 2012 le directeur général de l’organisation et a contribué à sa croissance. Chamard et Associés est maintenant l’une des plus importantes entreprises-conseils, experte en gestion des matières résiduelles au Québec. Elle met à la disposition de ses clients une équipe de plus de 10 professionnels et ingénieurs. La Banque de développement du Canada (BDC) a rendu possible ce projet grâce à une collaboration avec le jeune entrepreneur. « BDC est la seule banque au Canada qui s’investit uniquement auprès des entrepreneurs. Nous sommes fiers de financer la croissance de jeunes entreprises comme Chamard et Associés et de les aider à générer de la prospérité économique au Québec », a déclaré M. Vincent Baldwin, directeur de comptes à la BDC. M. Fortin a pour philosophie de contribuer au bien-être de ses employés tout en assurant une croissance durable des activités du cabinet. « La présence de deux des plus grands experts du milieu,  messieurs Alain Chevalier et Jean-Louis Chamard permet à l’entreprise d’avoir une expertise unique et reconnue à travers le Québec » a précisé M. Fortin, Président-directeur général. Chamard et Associés continuera à se démarquer par l’offre d’un service professionnel, personnalisé, rapide et répondant aux attentes de ses clients. Les objectifs à court terme de l’entreprise sont de créer des emplois durables et de continuer à accompagner stratégiquement les entreprises du Québec dans une démarche de gestion des matières résiduelles innovatrice et efficace. À propos de Chamard et Associés Chamard et Associés est un cabinet d’expertise environnementale leader au Québec en accompagnement stratégique pour une gestion novatrice, efficace et rentable des matières résiduelles. L’entreprise offre des services d’aide à la décision, de conseils techniques et stratégiques, de préparation de plans de gestion, d’études de marché et de faisabilité. Elle offre aussi l’accompagnement nécessaire pour l’implantation de collectes sélectives, d’infrastructures de gestion et de traitement des résidus en plus d’avoir une équipe dédiée à la caractérisation des matières résiduelles. La mission de l’entreprise demeure d’aider les organisations publiques et privées à relever le défi d’une gestion environnementale exemplaire. Dans le cadre de ses mandats, Chamard et Associés cherche, pour les intérêts de ses clients, à concilier la rentabilité économique, la protection de l’environnement et les préoccupations sociales et ainsi à respecter les principes du développement durable. Renseignements : M. Francis Fortin Président-directeur général Chamard et Associés Inc. (514) 844-7111  

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Découvrez les nouveaux services de Second Cycle

Par Frédéric Bouchard 26. août 2013 08:00
Du nouveau chez Second Cycle!Second Cycle a mis à jour son site web afin de vous offrir ses nouveaux services!Allez voir notre page d'accueil améliorée!Allez les voir nos nouveaux services selon votre secteur d'activité: Industriel Commercial Institutionnel Centre de tri, courtiers et recycleurs MRC, Communauté métropolitaine, villes et municipalités (Un nouvel outil pour faire le suivi de votre PGMR!!!) Parcs industriels, CLD et SADC Construction, rénovation, déconstruction (CRD) Regroupements et associations industriels, commerciales ou institutionnels
 

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